Je me demande parfois comment sont choisis les titres. Si l'on invente un film en partant d'un concept où si l'on réfléchit après coup à quelques mots accrocheurs, quitte à ce qu'ils n'aient qu'un rapport très limité avec le long métrage qu'ils doivent « vendre ». Bodyguards and Assassins pourrait tout aussi bien être un remake du film avec Costner qu'un thriller relatant l'assassinat de JFK. En fait c'est un film sur les prémices de la république chinoise et la venue de Sun Yat Sen à Hong-Kong en 1906. Pour autant ce n'est pas vraiment un film historique à proprement parlé. Suffit-il de dire qu'il y a Donnie Yen dans le casting pour que tout le monde comprenne que les scènes d'actions sont nombreuses, à tel point qu'on se demande qui de l'Histoire ou du kung fu est prétexte à l'autre ! Mais n'allons pas trop vite en mesure... Teddy Chan, le réalisateur, n'est pas une star de l'ancienne colonie anglaise. Il a joué dans Infernal Affairs II, réalisés quelques films mais pas plus. […]
Donnie Yen n’en fini plus de tourner des Wu Xia historiques (An Empress and Warriors, Bodyguard and Assassins, Le Retour de Shen Zhen, Swordsmen) En ces années 2010 ! Il faut dire que la blockbusterisation du cinéma chinois et sa place d’acteur phare dans ce genre font de lui un atout non négligeable pour la réussite commerciale d’un long métrage. 14 Blades raconte l’histoire d’un homme, chef d’une troupe d’assassins d’éiltes au service de l’empire. Evidemment les complots sont légions et un homme digne dirige forcément contre lui, souvent à son insu, des jalousies et des haines. Qinglong est de ceux là. Malheureusement pour ses adversaires du jour il est le meilleur combattant de la troupe et parvient à fuir. Il cherche alors à se venger et à démêler les fils de l’intrigue qui ont fait perdre à sa vie tout son sens. Il est accompagné par une jeune femme en quête d’un héros qui illuminera sa vie. On est donc bien dans un Wu Xia Pian d’un style qui marche toujours, le revanchard ! […]
Motorway sort directement en DVD chez Wildside en France. Il s’agit pourtant d’un film produit par Milkyway (Johnnie TO) castant certaines des grosses stars du cinéma HK/chinois du moment (Anthony Wong, Shawn Yue, …) et avec plusieurs sélection dans des festivals à son actif. Le réalisateur, Pou-soi Cheang est surtout connu pour son « Dog Bite Dog » (2006). Il se lance ici dans le film d’action motorisé. La bande annonce fait immédiatement penser à un remake de Drive, surtout à cause de la photo et de la musique. Mais il ne faut pas oublier que les studios de Johnnie TO ont toujours portés une attention particulière à la photo de leurs films, aussi il ne faut pas tellement être surpris de découvrir dans Motorway tout autre chose que dans le film de Nicolas Winding Refn. Si ce dernier était avant tout basé sur le personnage de Ryan Gosling avec assez peu de scènes d’action, le métrage Hong-kongais est avant tout un film d’action avec pléthore de courses poursuites dans les rues de […]
Remake indiscret du film culte de Sergio Leone (Le bon, la brute et le truand), The Cool, the Hot and the Vicious et aussi une copie conforme d'un bon Shaw Brothers. Plus récemment on pense aussi au fameux The Good, the Bad and the Weird qui avait sucité le débat sur Asiaphilie ! Le scénario est très simple: Lu Tung Chun est chef de la police de Black Stone, ville contrôlée par maitre Yuen. Pai Ching est un tueur solitaire venue dans cette cité pour une raison mystérieuse. Quand à Maitre Lung, l'homme de main de Yuen il n'apparait que tard dans le film, pour faire perdurer le trafic de maitre Yuen. Ce dernier est en effet menacé après une incartade de son fils. A la fin, les bons s'unissent contre les méchants dans une grand combat. Pas besoin de vous dire qui gagne. L'intérêt de ce film ? J'ai du mal à vous répondre. Il est daté, il est taïwanais, c’est une copie un peu pale des productions hongkongaises de l’époque, les combats sont approximatifs et le synopsis vu et revu. Reste […]
On connaissait The Murderer et the Chaser de Na Hong Jin, mais the Unjust est un petit peu passé à la trappe des distributeurs français. Pourtant ce film se situe dans la même veine. Sombre, noir, triste, critique, sans espoir et sans femmes. Bien sur il ne possède pas la même violence ni la même identité esthétique qui rend le polar coréen si reconnaissable ces dernières années, mais le fond est le même. Quelque chose bien sur explique que Yellow Sea (the Murderer) ait fait un tabac relatif dans les salles françaises et que the Unjust n'ait pas été diffusé. C'est ce petit truc, cette petite touche en plus qui fait d'un film correct un bon film. Ici et à mon goût, le réalisateur se montre un petit peu trop démonstratif et caricatural (du moins j'ose l'espérer) dans sa dénonciation du système judiciaro-mafieux. L'histoire est celle d'un flic, d'une jeune avocat général et de quelques mafieux. Tout ce petit monde essaie de se faire une place au soleil, de sauver sa carrière ou de […]
Arirang, Kim Ki Duk, 2011 A 52 ans, Kim Ki-Duk est un cinéaste mondialement reconnu, il a reçu de nombreux prix internationaux, ses films sont distribués sur tous les continents et la critique est plutôt de son coté, aussi bien à l'étranger qu'en Corée où pourtant il a eu du mal à se lancer. Pourtant un incident sur son dernier tournage lui fait stopper sa carrière. Pendant trois ans il se retire du monde, s'isole et arrête de tourner. Lui qui depuis 1996 a tourné en moyenne un film par an. Crise existentielle, perte de sens, remise en question profonde de sa vie et de ses films, voilà sans doute ce que l'on peut dire de cette période. Il vit alors dans une maison, sans eau courante, sans chauffage autre qu'un poêle. Il dort de ce fait dans une tente tellement la température descend dans sa « hutte ». Spartiate. Ou plutôt ascétique. Comme l'acide. Mais alors d’où vient ce film ? Et c'est quoi ce titre ? Arirang ? Un nom de singe ? Un plat coréen pas cher ? Une chanteuse à la mode […]
Young thugs, Innocent blood, Takashi Miike, 1997, Japon J'étais tranquillement assis dans mon lit (première étrangeté -me direz-vous- dans le récit!), essayant de regarder un film français, La Fille sur le Pont pour ne pas le citer, dans une édition DVD qui promettait un bon moment, appuyé par l'avis expert d'une personne de confiance et de qualité. Quand tout à coup, Miike surgit par la fenêtre. Je dis surgit, il surgit bien mais littéralement s'entend. Tout simplement le DVD ne marcha pas, et de ma dvdthèque magique je me souvint d'un film du fou japonais qui m'attendait bien sagement. Voilà comment Patrice Leconte se transforma en Takashi Miike ! Young Thugs fait parti de la première partie de la filmographie du réalisateur qui présentait l'an dernier un film à Cannes et qui tournait à l'époque en direct-to-vidéo avec des caméra petit budget. Young Thugs est en fait son troisième film pour le cinéma, après les Affranchis de Shinjuku et Fudoh (graine de yakuza). Adapté d'un […]
Punch, comme son nom ne l'indique pas est un film de passage, un long métrage initiatique. Si le kickboxing est bien présent, ce n'est qu'en temps qu'épiphénomène, que prétexte à bien autre chose. Entre autre au passage à l'état d'adulte d'une jeune homme. Wan Deuk vit avec son père et son oncle, tout deux danseurs dans un cabaret. Le père est bossu, l'oncle un simplet qui s'est prit d'affection pour le père et a appris à danser avec lui. Le jeune homme, assez mauvais en cours sait par contre parfaitement se défendre et son caractère taiseux laisse parfois exploser quelques bouffées de violence sur qui le cherche trop. Wan Deuk va régulièrement à l'église du quartier pour prier dieu de tuer son prof de socio, surnommé Dung-zoo qui le malmène régulièrement. Ce dernier est aussi son voisin. Un jour il lui apprend qu'il connait sa mère et que celle ci aimerait le voir. Elle est philippine est s'est mariée à son père un peu par hasard pour le quitter dès que leur enfant a été sevré. […]
Sunny est le plus gros succès au box-office coréen de l'année 2011, et le 11ème de tous les temps en Corée. Il s'agit d'une comédie dramatique qui joue sur le thème classique des retrouvailles d'un groupe de jeunes filles, amies au lycée et qui se sont perdues de vue depuis. Un incident tragique les pousse à se réunir à nouveau... La partie de l'iceberg du cinéma coréen que le public avertit (lui même partie de l'iceberg des spectateurs français) voit sur ses écrans noirs est en ce moment le plus souvent constitué de thriller noir et violents, ou de films de Kim Ki Duk. Je n'ai rien contre les uns et les autres (au contraire!) mais le cinéma coréen, ce n'est pas cela loin sans faut. Le cinéma populaire est plutôt constitué de films romantiques, très commerciaux à l'image des dramas qui envahissent tous les écrans tv du pays. Les hits des salles obscures du pays du matin calme ne sont souvent pas les films choisis pour être projetés chez nous. Sunny fait parti de ceux la. Il se […]
Réalisé juste après Rainy Dog et Fudoh, Full Metal Yakuza est un direct-to-video de plus pour Takashi Miike. Le film, dont le budget était tout de même important pour ce genre de format marque le début de la collaboration entre Miike et Itaru Era et s'inscrit dans la lignée des autres productions de V-cinéma du réalisateur, c'est à dire le trans-genre trash et déjanté. Jugez plutôt : A l'instar du héros de Rainy Dog, Keisuke est un yakuza raté, tout en bas de l'échelle mais qui admire plus que tout son chef, Tousa. Ce dernier, touché par la loyauté de cet homme lui confit son porte monnaie avant de tuer quelques yakuzas ennemis et de finir en prison pour sept ans. Durant ces années, Keisuke végète et ne récolte que le mépris de ses collègues et supérieur. Le jour de la libération du boss, il tombe dans une embuscade tendue par son propre clan et meurt avec Tsouda. Heureusement pour lui, un savant fou rachète son corps au marché noir et fait de lui un cyborg, fait de métal avec une […]
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Un blog collectif de deux amoureux de ce cinéma qui nous vient d'extrême Orient et qui nous dépayse tant. Notre blog se fixe un objectif unique le cinéma asiatique mais essaie de le traiter de la manière la plus large possible passant des films en noir et blanc aux plus recents, du Japon a la Thailande en passant par la Corée, d'Ozu le contemplatif à Takashi Miike le "fou filmant".
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