1er Grand débat du cycle!

Publié le par Nostalgic-du-cool

cycle 
 
 cinema japonais

Histoire et cinéma font ils bon ménage ? (forcément non, l'histoire c'est poussièreux !)

Sont ils complémentaire, est ce nécessaire de connaitre l'histoire pour apprécier un film ayant un tant soit peu de références historiques ? Doit on connaitre le contexte de la réalisation d'un film pour l'apprécier à sa juste valeur ? Les opinions et la personnalités d'un réalisateur, d'un artiste au sens large doivent ils nous influencer quand à la perception d'un œuvre ? Finalement, quels rapport entre perceptions / émotion et préjugés / connaissances ?
 
  J'ai élargit volontairement le débat, qui au départ se limitait à une question du type "doit on connaitre la trame évènementielle de l'invasion de la Mandchourie pour comprendre Tintin et le Lotus bleu ?"
Finalement le débat, de ce que j'ai pu en entendre et en lire doit être plus large pour être intéressant, puisqu'en fait i lrecoupait d'autres questions, que j'ai essayé de résumer la haut, dans l'esprit des participants. Ah, j'oubliais de vous dire que l'idée viens de je ne sais plus qui participant en tous cas au cycle japonais, qui a lancée l'idée de débattre sur cette question, naît je crois à propos du film de Misumi "Les derniers samouraïs" sur le blog de Loky. Bref quelques blogueurs ont décidés de poster des articles à ce sujet sur leur blogs, articles qui seront centralisés sur celui de Wildgrounds sur un article qui sera aussi le seul à recevoir els commentaires et réactions face aux inepties proférées.

  Donc je vais essayer de poser quelques idées à plat. C'est dur, parce que dans ce genre de débat on préfère répondre à des argument plutôt que d'en trouver ! Tout d'abord autant donner un bord à mes idées. Je serais plutôt de ceux qui répondraient "non".

Non un spectateur ne doit pas obligatoirement connaître l'histoire pour apprécier et comprendre un film.
Non il ne doit pas avoir lu la biographie et les derniers interview du réalisateur pour saisir le message.
Non la personnalité du réalisateur n'a pas à être plaqué sur une de ses oeuvres.
Non, nos préjugés n'ont pas à interférer dans l'appréciation d'un film.

 Mais oui l'histoire est bien utile pour saisir des enjeux et faire des liens, oui lire des critiques peut s'avérer intéressant même si on doit se forger une opinion par soit même et critiquer les critiques, oui les actes publics d'un réalisateur et ses engagements influencent notre appréciation, selon que l'on soit d'accord ou opposé à ses choix, même si ceux ci ne se voient pas forcèment dans l'oeuvre, et oui, bien sur, notre vécu fait qu'on ne voit pas tous les films du même oeil, qu'on ne les aborde pas avec la même ouverture, qu'on n'est pas objectif, et heureusement dans une certaine mesure.

Ca ressemble à une dissert de philo, mais ça n'en est pas une. C'est juste que tous ces non, jetés si vite et sans nuance me chagrinaient un peu. Alors pour qu'ils ne soient pas seul, j'ai ajouté du oui.

  Pour ajouter un peu de matière (oui je suis jaloux des 16 000 mots annoncés par Epikt !), je copie ce que j'avais déja dit (et tiens je me commente moi même dans une autre police d'écriture, quel égo surdimensionné !) pour répondre à Loky sur Hitokiri :"L'histoire n'est jamais primordiale dans les oeuvres de génie . Si pour apprécier un film il faut avoir fait une thèse sur la période en question, le cinéma ne sert à rien. Un film de génie est ancré dans la réalité, dans l'actualité, dans son temps, mais il fait aussi et surtout dans notre cas, appel à des notions universelles, un langage universel qui est dans le cadre du septième art la mise en scène. Le génie parle à son temps, mais reste beau et fort pour la postérité. Un film génial n'a pas besoin de dates pour être apprécié et bien compris. Un film génial ne parle jamais que d'homme à travers l'histoire, il parle à celui qui le voit, il parle toujours au présent, il ne date jamais. Un film dont la mise en scène, l'histoire et le message ne sont destinés qu'à certaines personnes d'une certaine époque n'est pas destiné à durer et à plaire à beaucoup, par définition. Il plaira à des puristes, à des critiques bien renseignés, à des historiens, pas aux cinéphiles, pas au gens. Aussi je pense que si l'histoire et sa connaissance peuvent éclairer un film, lui ajouter un niveau de lecture ou faire briller en société, elle ne devrait pas être indispensable pour aimer et comprendre un film et ses enjeux (Ou plutot on ne devrait même pas se poser ce genre de question, l'histoire et ses quelques évènements de bases devraient être connus de tous). Celui ci doit les contenir, de façon formelle ou explicite (pas con, donc en fait la question qui se pose c'est celle du talent du réalisateur, et pas de la culture de ses ouailles), il doit donner envie pourquoi pas au spectateur d'en apprendre plus, d'approfondir le sujet, mais pas nécessiter d'avoir une clé pour ouvrir le fabuleux trésor qu'il contient. A-t-on besoin de connaître le chronologie de la seconde guerre mondiale pour pleurer devant Nuit et brouillard ? Faut il tout savoir de l'occupation de la Mandchourie pour s'émouvoir et se révolter avec le héros de la Condition humaine ? Doit on avoir lu toute la Cambridge history pour admirer Henry V de Shakespeare ? Je dis non.(encore) L'art et l'histoire, s'ils ont des atomes crochus, ne sont pas indissociables. Une certaine vision de la science historique est même incompatible avec l'art (Oui la je me la joue encore un peu et essaie de plaquer l'ami Nietzsche dans le débat : l'histoire en tant que science rend l'homme nihiliste et l'enfonce dans cette condition, considéré comme un culte, comme la nouvelle religion ou la nouvelle bible, l'histoire érudite remplace dieu, le ciel, et prive l'homme de liberté. C'est en cela que Nietzsche est contre les marxistes qui voit un sens à l'histoire, qui la voit comme une ligne tendue vers le communisme, la société sans état ou l'égalité parfaite règne. Nietzsche est un prophète de l'inégalité et de l'éternel retour, pas du grand soir. Bref l'histoir eet l'art seraient donc opposés).

Voila, pour le moment ce sera tout, j'espère rajouter des idées au fur et à mesure des discussions, et affiner le raisonnement. Je lance donc le débat, à vous les studios.


Commenter cet article

Guillaume 15/07/2008 14:09

réponse chez moi. Enfin pas un réponse réellement, mais la publication de ce que j'avais écrit voilà quelques semaines.

Epikt 15/07/2008 13:45

Objection votre honneur !Pas sur le fond en fait, car je suis plutôt d'accord (même si citer Nietzsche c'est de l'anti-jeu, oui monsieur !).
Juste pour rectifier, histoire de ne pas passer pour un vantard, c'est 16000 signes, pas mots ^^
(donc en divisant par 5 ou 6 ça nous fait 2500/3000 mots, ce qui est très raisonnable)