Dragon Ball Z Le Film, j'ai 10 ans...

Publié le par Nostalgic-du-cool

Voila en cette période de vaches maigres pour le blog due pour ma part au traditionnel spleen de la rentrée, j'avoue avoir délaisser le blog ayant hélas raté presque toutes les sorties asiatiques de l'été. Je ne savais pas quoi évoquer n'ayant pas la motivation de me lancer dans un article sérieux d'un classique. Mais en zappant je tombe sur un épisode de Dragon Ball Z, je me disais que je l'évoquerais bien sur le blog si ce n'était pas une série aussi vaste (presque 300 épisodes quand même). Puis soudain réminiscence digne de la madeleine de Proust, le générique de fin d'épisode qui est en japonais me rappelle qu'il y a eu un Dragon Ball Z le film utilisant cette chanson (à écouter ici) sorti au milieu des années 90 sur nos écrans puis diffusé en VHS. Comment avais je pu oublier ce film découvert au ciné, que j'avais évidement en cassette et que j'ai vu des dizaines de fois le  considérant alors comme une œuvre grandiose. Plus de 10 ans plus tard je décide donc de le réaborder sur ce blog avec le regard totalement subjectif du jeune Nostalgic fan inconditionnel de cette série. Puis à quelques mois de la sortie du certainement mythique nanard Dragon Ball (attendez le personnage de Spike dans Buffy contre les vampires ferait Petit-Cœur, imaginez la chose...) ça fait une bonne mise en bouche avec ce film d'animation sur l'univers de Akira Toriyama le papa de Dragon Ball Z.



Bon alors qu'est ce que c'est que Dragon Ball Z le film? Et bien c'est surtout un coup marketing car en réalité ce n'est pas à proprement un film car il n'y a pas d'unité il se contente de réunir deux OAV. L'OAV pour Original Animation Vidéo terme utilisé à l'origine au Japon et qui consiste pour les animes (un anime est le nom pour un dessin animé adaptant un manga) à succès de réaliser des épisodes spéciaux plus longs, parallèles à l'histoire destinés directement à la vente sur support vidéo pour satisfaire des fans. Dragon Ball Z propose de nombreux OAVs, ils n'ont pas de liens directs avec l'intrigue de la série, ils se situent souvent dans des périodes de creux (par exemple après la mort d'un grand méchant tandis que le calme est revenu) mais ils reprennent les personnages principaux en introduisant des nouveaux éléments avec surtout des méchants et souvent petit bonus pour les fans achetant ces OAV il révèlent des éléments inconnus sur les personnages. Ainsi il y a un OAV sur le père de San Goku personnage qui est à peine évoqué dans la série. Donc l'OAV désigne d'abord un format c'est une réalisation destinée au support VHS (à l'époque) mais c'est aussi et surtout un objet s'adressant au fan et proposant un certain approfondissement de l'univers. Pour Dragon Ball Z les productions n'étaient pas des épisodes au rabais, bon nombre sont des réussites et certains OAV sont aussi célèbres que la série elle même on peut penser à ceux sur Broly le Super Guerrier ou encore à celui sur les Mercenaires de l'Espace.


Deux des grands méchants des OAV avec à gauche le fameux Broly et à droite Bojack le chef des mercenaires de l'espace (vous constaterez que j'ai de beaux restes sur cette série)

Donc ce film se contente de coller à la suite deux OAV pour que le film atteigne une durée correcte (1h30) pour être diffusé sur grand écran. C'est donc surtout un joli coup du studio de production Toei qui devant le succès de sa série s'est dit qu'une diffusion cinématographique en plein milieu de la folie Dragon Ball Z serait une bonne opération. En effet cela a marché au moins pour moi qui y suis allé, enfin à l'époque je ne saisissais pas ce genre d'enjeux mais j'ai dit que j'évoquerais ce film avec mes yeux d'enfants et l'enfant que j'étais se foutait bien de tout ça. J'avoue ne pas avoir revu le film depuis fort longtemps (des années même) mais je l'ai visionné tant de fois que l'histoire reste très claire dans mon esprit, toutefois attendez vous à un total manque de recul et d'objectivité car le jugement d'un enfant de 10 ans sur son dessin animé préféré manque souvent de nuances. Surtout qu'il n'est pas si mal ce film offrant quelques beaux moments aux fans avides de secrets sur la série. Il est réalisé par Shigeyasu Yamauchi qui est spécialiste de l'adaptation en long métrage d'animation des séries à succès de la Toei (Chevaliers du Zodiaque ou récemment Digimon mais la ce n'est plus ma génération). Enfin que je sache il est considéré par les amateurs de la série comme une réussite.

Bon évoquons l'histoire ou plutôt les deux histoires et ce qui fait leur attrait hormis le fait qu'elles touchent au plus grand dessin animé jamais imaginé (oui cet article sera placé sous le signe de l'hyperbole).
L'attaque du Dragon : Cette histoire se déroule peu après la mort de Boo (mais si le méchant tout rose) et elle introduit un nouveau personnage Tapion. Ce dernier était enfermé dans une boite à musique, après bien des tentatives nos héros réussissent toutefois à libérer cet énigmatique personnage à l'air taciturne, armé d'une épée, qui ne les remercie même pas de l'avoir libérer se contentant de jouer en permanence d'un étrange instrument, sorte de flute. Peu après sa libération une gigantesque créature commence à ravager la ville ce qui est vraiment bizarre c'est qu'en fait ce n'est qu'une moitié de monstre il n'y a en effet que la partie inférieure avec les jambes et la queue. On apprend assez vite qu'en fait ce monstre est intrinsèquement lié à Tapion qui recèle en lui la partie supérieure du monstre. C'est une malédiction qu'il a du supporter avec son jeune frère (qui lui contenait la partie inférieure du monstre qui a été libéré par un sorcier) et ce "bassin" du monstre cherche sans cesse sa moitié traquant le pauvre Tapion qui ne peut calmer le démon qui le hante qu'avec sa flute. Reclus, en proie à son démon et aux remords du destin de son jeune frère, il finira par se faire avoir libérant le terrible monstre et obligeant nos héros a un combat épique vous l'aviez bien deviné.



Ce premier épisode est vraiment bien foutu reposant sur une histoire assez basique mais efficace avec le personnage nouveau assez charismatique de Tapion héros énigmatique et torturé. Il offre aux fans de la série de très beaux combats contre un monstre (nommé Hildegarn photo ci dessus) aux proportions gigantesques ( ce qui est assez rare dans la série, les "méchants" ayant souvent des tailles humaines). Aussi l'avantage des OAVs c'est qu'étant de courtes durées il y a peu de lenteurs à la différence de la série ou les combats s'étiolent à n'en plus finir ici c'est un condensé d'action pendant une demie heure. Enfin pour les fans ce film offre certains petits cadeaux, d'abord on retrouve tous les perso de la série Sangohan, Vegeta (mon préféré et oui je sais ça vous fait une belle jambe de le savoir) Gotrunks qui est le résultat de la fusion Sangoten Trunks, mais aussi Sangoku qui ira jusqu'à la troisième transformation pour terrasser la créature (bon est ce vraiment un spoiler de dire que les gentils gagnent?) avec son mythique Dragon Punch.

Le dragon punch de Sangoku en 3eme transformation (qu'on reconnait aux longs cheveux) puis la technique de fusion entre Sangoten (à gauche et Trunks (à droite)

Voila maintenant pour les vrais geeks addict de la série (qui a dit comme moi??) l'épisode comporte aussi certains clins d'œil par exemple à la fin Tapion donne au jeune Trunks son épée. Épée qui dans la série réapparait sur le dos de l'énigmatique Trunks du futur (je me rends compte que ce que je dis ressemble à du chinois, ou plutôt japonais mouhaha, pour ceux qui n'ont pas suivi la série...) qui d'ailleurs la porte de la même manière que son idole comme on peut le voir ci dessous. c'est le genre de plus value qu'offre les OAV elles viennent dévoiler les origines de détails pas forcément importants mais qui réjouissent toujours les puristes.



Enfin allez petit cadeau vraiment geek, vous constaterez ci dessous à quel point Tapion ressemble étrangement à Crono le héros de Chrono Trigger célèbre jeu vidéo de la Super Nintendo (tiens encore un truc japonais). En effet si on observe les deux héros on constate qu'ils ont tous deux une épée, la même couleur de peau avec un teint un peu cireux et presque la même coupe de cheveux, d'ailleurs les traits sont très similaires. Mais pourquoi vous demandez vous avides? Et bien en généreux détenteur de la connaissance que je suis je vais vous apprendre que c'est Akira Toriyama le papa de DBZ qui a conçu tous les personnages du jeu vidéo Chrono Trigger et l'on retrouve dans le jeu des ressemblances des plus frappantes. Bref c'est vraiment un épisode foisonnant de références pour tous les fans de DBZ mais le deuxième n'est pas en reste.



La Fusion : Sans beaucoup de ménagement le film passe d'un épisode à un autre sans s'encombrer de la moindre transition mais bon on regarde pas Dragon Ball Z le film pour se gargariser sur le montage... Alors voila au milieu du film changement de décors on se retrouve au Paradis lieu récurrent dans la série vu le nombre de types qui y meurent, c'est la que séjourne San Goku qui est mort ainsi que Végeta seulement ce dernier ayant effectué trop de mauvaises actions (au moins lui n'est pas gnan gnan, gentillet comme San Goku !) se retrouve en Enfer. Enfin bref un beau jour au Paradis un purificateur d'âmes chargé de trier les arrivants explose les âmes s'échappent et donne naissance à un énorme monstre joufflu à l'air enfantin j'ai nommé Janemba. Soucieux de protéger l'avenir de l'humanité le patron du paradis (le Roi Enma personnage fameux lui aussi) décide d'envoyer sur place ce brave San Goku qui après tout sauve régulièrement la terre alors pourquoi pas le paradis? Donc aidé de son ami Paul Kuan (en jap ça donne Paikûhan je pense que parfois les traducteurs doivent bien se marrer à inventer de tels noms...) un autre guerrier, mort évidement et ressemblant un peu à Petit Coeur, qu'il a rencontré au paradis lors de tournois célestes, San Goku part défier le monstre avec bonus suprême la venue de Végeta libéré temporairement de l'Enfer.



S'ensuit un combat assez marrant contre cette sorte de gros bébé débile qui ne sait prononcer que son prénom et qui semble plus jouer que se battre. Mais assez vite comme toujours hélas dans cette série San Goku prend les devants, Paul Kuan est éjecté pour accomplir une tache subalterne (libéré le palais du Paradis recouvert d'une bulle en cristal indestructible qui ne se craquèlera que sous les insultes...) tandis que Végeta demeure (à mon grand regret) irrémédiablement moins fort que San Goku ne maitrisant même pas la troisième transformation, ce qui fait enrager ce pauvre Végeta pourtant tu restes mon préféré peut être pas le plus fort mais de loin le plus classe. Donc Sangoku s'énerve passe la 3eme vitesse en se transformant en chevelu et fout sa trempe au gros marshmallow jovial et jaune en l'écrasant au sol d'un puissant coup de poing. Seulement au lieu de mourir (pas assez drôle quand même) le monstre se métamorphose en une créature plus puissante (on notera que ce n'est jamais l'inverse ça pourrait être marrant des fois). Donc Janemba prend une nouvelle forme désormais il a le visage mauvais, il ne parle plus et c'est lui maintenant qui flanque une pâtée au San Goku sous les yeux impuissants de Végeta.


L'évolution du Janemba énorme poupon jovial au Janemba le sadique anorexique.

A ce moment ils sont bien mal barrés nos deux héros heureusement ils ont de la ressource. En effet San Goku propose de fusionner, d'additionner leur force pour ne devenant qu'un, Végéta est d'abord sceptique d'une le rituel de fusion est des plus ridicules et il a sa fierté puis fusionner avec un type qui nous agace je comprends qu'on puisse être réticent. Toutefois il se résigne à devenir Gogeta (Végeta + San Goku ils se sont pas foulés la non plus) mais il y a un blem ils effectuent mal la fusion ( bien sûr c'est la faute de Végéta il m'énerve à être trop parfait le San Goku) et au lieu du guerrier suprême nos deux amis deviennent un bibendum sur pattes lourdaud comme tout incapable de battre le monstre. Alors s'ensuit une fuite héroïque devant Janemba donnant lieu a un immense cache cache des plus cocasses. Mais enfin nos héros réussissent à se transformer en Gogeta et il nous en met plein la vue pour se débarrasser de cet horrible monstre, et oui la aussi les gentils gagnent. C'est encore un bon épisode l'intrigue n'est pas aussi riche que dans le premier mais ici on joue ouvertement sur l'humour qui est très présent, c'est léger, puis on a ce qu'on demande à savoir de la grosse baston. C'est d'ailleurs cela le gros cadeau de l'épisode il nous fait découvrir pour la première fois Gogeta le résultat de la fusion (technique déjà vu dans la série mais avec Trunks et Sangoten) entre les deux monstres sacrés de la série j'ai nommé Végéta et San Goku, en plus on nous gratifie d'une fusion ratée assez mémorable et on a même droit à un bon gros méchant bien foutu, tout nouveau tout beau : Janemba.


je vous laisse deviner laquelle des deux images representent la fusion ratée...

Voila on écrit rien depuis des semaines et je reviens avec ça... pas très sérieux me direz vous voila maintenant qu'il nous raconte sa vie, son rapport à cette série qui a marqué son enfance et dont le souvenir est persistant aujourd'hui encore. Tandis que tout le monde critique bien consciencieusement les sorties, en s'interrogeant sur l'objectivité du regard critique je régresse au stade d'enfant incapable de critiquer SA série. Mais bon moi ça m'a fait du bien de me replonger dans mon enfance, de faire une critique d'une subjectivité outrancière, totalement dénuée de recul ou d'analyses poussées de la réalisation. Puis finalement c'est ça Dragon Ball Z c'est une série qui nous touche juste pour son univers, ses personnages, mettez devant un fan ses héros cela suffit à son bonheur. Et si les réalisateurs n'ont compris qu'une chose c'est ça, alors certes on peut toujours dire qu'ils n'ont pas fait un véritable film que les deux parties sont trop différentes et bien on s'en fout parce qu'on a eu ce qu'on voulait 1h30 devant nos héros. Bref pour conclure en sobriété je dirais Dragon Ball Z le film une tragédie comme on en fait plus dans sa première partie allégée dans sa deuxième par une comédie digne des grands films muets du rire, des larmes, de la bravoure c'est épique, c'est culte c'est absolument pas objectif, c'est une totale non critique mais comme dit la chanson "j'ai 10 ans"...



"Aujourd'hui je saisis ma chance
... Tu vas retrouver ton enfance..."                -M- dans la chanson :     Nostalgic du Cool




Publié dans Films d'animation

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Commenter cet article

allouache 10/11/2009 00:43

vous aver oubliez lz nom du film
et c'est fusion reborn

Carcharoth 04/11/2008 16:24

Bravo ! Tu gagnes le droit de rejouer a nos fabuleux jeux ! Le prochain arrive bientot, en attendant tu peux toujours tester cinémaniac sur facebook !

tina 03/11/2008 16:42

moi je le c je les deja vu se film de dbzc celle de gauche la fusion ratee

Anna 05/10/2008 02:06

Si tu avais regardé DBZ, tu saurais mon cher que San Goku incarne totalement le politiquement correct. Le CASG et le CAPC sont donc compatibles à mes yeux. On reconnaît bien là les méthodes sectaires de la direction du CAPC !! Mais les dissidents n'ont pas dit leur dernier mot...

Carcharoth 04/10/2008 17:42

Anti sangoku.... mais sans lui tout serait morne et perdu ?
Puis votre comité ne dépassera jamais le CAPC ! Et je fais remarquer à certaines que l'adhésion à l'un de ces clubs exclu toute possibilité d'adhérer à l'autre ! mouahaha.
C'est quelqu'un qui n'a jamais vu DBZ (sauf en espagnol...) qui vous parle !