Bird People in China - Takashi Miike

Publié le par Nostalgic-du-cool

Bird People in China, de T. Miike, date de 1998 (entre Rainy Dog et Ley Lines). Il y raconte, sur un scénario de Masa Nakamura (le même que pour DOA II, on comprend mieux...), l'histoire d'un employé quelconque et d'un Yakuza existentialiste, envoyés dans le Yunnan pour y étudier un gisement de Jade.

Le récit est conté par le jeune employé, qui tient un journal avec un dictaphone. Après un début très rapide, la caméra ralentit, le rythme du voyage aussi. L'employé retrouve son guide, et voyage avec le yakuza, qui vient lui réclamer une dette. Les passages cocasses succèdent aux crises de violences du yakuza. les moyens de transports sont de plus en plus restreints à mesure que le trio (avec le guide) s'éloigne de la "civilisation". Ils en arrive à traverser une rivière en crue à l'aide d'un radeau, conduit par des tortues. Une tradition veut en effet que les gens de la vallée ne descende jamais la rivière, l'amont étant le lieu ou ils naissent, l'aval celui ou ils meurent...

Une nuit, lors d'un arrêt, et alors qu'ils mange des champignons visiblement hallucinogènes, le yakuzas sort son arme et tire un peu partout. Le guide tombe sur une pierre, et perd la mémoire, ne sachant plus ou il doit les emmener. Ne sachant ou aller, ils remontent la rivière, passe une montagne et se retrouve dans un village ou ils sont recueillis. Ils y rencontre une drôle de femme: son grand père viendrai du ciel, elle tient une école pour apprendre à voler et chante un air anglais.

Les deux hommes, intéressés, traduisent les textes laissé par ce grand père et commencent à s'intégrer au village, pendant que le guide, à qui la mémoire est revenue suite à un nouveau choc, cherche un moyen de rentrer.

Mais cette légende d'hommes-oiseaux n'est elle que mythe ? Et les recueils de glyphes ?

Mais la jade est découverte, et l'employé doit rentrer rendre son rapport...Le yakuza, lui , pense avoir trouvé le seul endroit au monde encore vierge de toutes souillure, et n'est pas pret à l'abandonner à une compagnie minière...

Les deux hommes se mettent alors en tête de voler...

 

 

Un film résolument poétique et onirique de Miike ! Un vrai bijoux, une perle. Pour tous ceux qui aurait peur d'un film violent ou incompréhensible, ce n'est pas le cas. Dès l'entrée dans les montagne verdoyantes du Yunnan, on oscille en permanence entre rêve et réalité: les paysages sont superbe, Miike filme de façon très zen, et le désespoir qui s'empare parfois des deux protagonistes est toujours montré posément.

La philosophie générale du film est celle d'un retour aux sources (le film rappelle très justement que le Yunnan serait, selon les historiens, la province chinoise d'ou viendrait les migrants qui ont peuplé le Japon (pour sa partie sud au moins)), de la préservation d'un jardin (qu'il nous faut cultiver, comme qui dirait) vierge, encore emplie de tradition, de contes, de rêve. Miike défend encore cette part  d'irrationnel qui à tendance à disparaitre dans la société Japonaise, et que ces deux hommes retrouvent. Et qui sait, si cet irrationnel...

 

"Je ne sais rien de moi, et encore moins des autres..."

     T.Miike, Bird people in China.

Carcharoth



Publié dans Japon

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mélia 02/09/2008 03:34

je me répète bêtement -_-' :
ça donne envie de le voir!!!
il a l'air très sympa et léger.
sur ce je vous laisse,il suffit de voir l'heure pour comprendre ... :S
la suite attendra demain,ou tout a l'heure je dirais même ^^